La littérature sud-africaine post-apartheid

Rue des utopies

Bibliothèques interdites : Cuba

Illustrations : Béatrice Casadesus
Les œuvres de Béatrice Casadesus sont fondées sur un travail sur le point. Ce que nous présentons ici date d’une première période dans laquelle l’artiste passe du figuratif à l’abstrait. Béatrice Casadesus continue aujourd’hui à travailler sur le point en y associant la couleur, avec une très grande richesse de matière.
LA LITTÉRATURE SUD-AFRICAINE POST-APARTHEID
Dossier conçu par Denise Coussy et coordonné par Jean Guiloineau
Denise Coussy : Présentation
André Brink : Liberté et littérature dans la nouvelle Afrique du Sud
Achmat Dangor : Un retour 
Mandla Langa	 : Le chant nu 
Antjie Krog : En une autre langue 
Jane Taylor : Ubu et la Commission Vérité et Réconciliation 
Jeremy Cronin : Amnésie 
Njabulo Ndebele : Le cri de Winnie Mandela
Agnes Sam : Jésus est Indien 
Phedi Tlhobolo : La lamentation des jours comptés 
Seithamo Motsapi : Tenda (poème)
Stephen Gray : Un véritable amour 
K. Sello Duiker : La calme violence des rêves 
Phaswane Mpe : Bienvenue à Hillbrow 
Farida Karodia : Un sac à main dans le coffre de la voiture 
Mxolisi Nyezwa : Tout commence 
Robert Berold : La même lune 
Zakes Mda : Elle danse avec la nuit
Ivan Vladislavic : Les mangeurs de Fugu 
Achmat Dangor : Des choses ordinaires
 
RUE DES UTOPIES
Dossier coordonné par Catherine Pierre-Bon et Marilyn Hacker
Catherine Pierre-Bon et Mariyn Hacker : Présentation
Rossela Vezzoli : Rue des fleurs
Daniel Pozner : La voie publique
Metin Kaçan : Les lèvres de la nuit
Mohammad-Ali Sépâniou : La rue Saadi
Pierre Sylvain : Rue Servandoni
Geneviève Pastre : Par Paris me promenant
Gabrielle Althen : Le poème et la rue
Hafid Aggoune : Rue des fugues        T Télécharger
Lawrence Joseph : Irrémédiablement présent            T Télécharger
Elvira Dones : Soleil brûlé
Jean-François Puff : Statue en rien
Marilyn Hacker : Square du Temple        T Télécharger
Paul Louis Rossi : La rue d’enfer

BIBLIOTHÈQUES INTERDITES : CUBA 
Dossier initié et coordonné par Michel Lebrun 
avec la collaboration de Catherine Pierre-Bon
Michel Lebrun : Présentation
Jesús Carrera Gómez : L’ombre et la lumière
Mario Eugenio Rojas Rodríguez : Le temps des espérances
Adela Soto Álvarez : Jours animiques et anémiques
Eduardo González Bonachea : Deux ponts sur le fleuve
Jorge Olivera Castilló : Armes blanches
Nesly Castelló : Ignorance
Manuel de la C. Armarales Estrada : Un samedi avec toi 
Yseth Rivera Lorente : Les enfants naissent pour être heureux

CHRONIQUES
En rev’nant de l’expo
Jean-Marie Chevrier : Béatrice Casadesus, la tisseuse têtue

Actuelles
Sébastien Doubinsky : Main réelle et main fantôme

Paroles gelées
Jérôme Vérain : L’enfer libéral

Le rien qui perce
Sophie Képès : Bienvenue en France54D9E795-022A-4E82-A824-33338DD295DF_files/Rue%20fugues%20HH%2007.pdf54D9E795-022A-4E82-A824-33338DD295DF_files/Irremediablement%20LJ%2007.pdf54D9E795-022A-4E82-A824-33338DD295DF_files/Square%20Temple%20MH%207.pdfshapeimage_2_link_0shapeimage_2_link_1shapeimage_2_link_2
Sommaire Éditorial (extrait)
Dans les trois dossiers de Siècle 21 n° 7, des écrivains nous parlent de leur pays et de leur univers comme personne d’autre ne saurait le faire.
L’Afrique du Sud tout d’abord. Que s’est-il passé depuis la libération de Nelson Mandela en 1990 et les premières élections libres en 1994 ? Les nouvelles qui nous viennent de l’autre bout de l’Afrique sont rares. Les écrivains nous disent le désenchantement qui a suivi la victoire et l’espoir devant l’avenir. Il s’agit de dépasser trois siècles de colonisation et cinquante ans d’apartheid. Tâche énorme.
Cuba ensuite. Après l’espoir ancien est venu le terrible désenchantement. Dans cette société fermée, le livre et la bibliothèque sont devenus objets de résistance. Comme toujours. Écrire et lire sont une nécessité, c’est respirer un autre air. Ce que ces textes ont parfois de déconcertant est lui-même le signe de l’enfermement et de la résistance.
L’œuvre ou la biographie de certains auteurs sud-africains et cubains, publiés
dans ce numéro, évoquent la guerre en Angola où ils ont combattu, en quelque sorte comme “frères d'armes”. Ironie désespérante et tragique de l'histoire.
Quant à la rue, espace public par excellence, le regard des écrivains, éternels flâneurs, nous la révèle, que cette rue soit de Paris ou d’ailleurs, réelle ou rêvée.
Littérature & société N° 7            Automne - Hiver 2005